De la peste à la covid-19 : Les protections face à la maladie
- Gaël

- 24 nov. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 nov. 2020
Ressemblance et différences d’épidémies séparées par des siècles de progrès scientifiques.
Partons tout d’abord d’un principe clair : il n’est pas question, ici, de comparer la maladie de la peste bubonique et de la Covid-19. Les chiffres sont incomparables. La seule épidémie de la peste noire du XIVe siècle, la plus terrible, a causé la mort de 30 à 50% des européens, selon les historiens.
Il va être question de la comparaison des gestions d’une épidémie : Entre les méthodes rudimentaires du XVIIe siècle (dernière menace de peste pour Lyon qui n’a finalement pas touché la ville mais qui a entamé le processus de dévouement de la ville à Marie, qui deviendra plus tard la fête des Lumières) et l’épidémie actuelle, celle de la Covid-19. Certes, cette dernière est moins dévastatrice sur le plan sanitaire, mais perturbe notre quotidien, au point de faire supprimer cette fête.
Alors pourquoi la ville de Lyon a été à ce point rassurée d’éviter une vague de peste en 1643 et comment, aujourd’hui, nous vivons une nouvelle forme d’épidémie, avec toute notre science actuelle ?
Les protections face à la maladie


Comme rappelé par National Geographic, dans un article paru en mars, Charles de Lorme décrit la tenue du médecin de peste ainsi : « un manteau recouvert de cire parfumée, une culotte reliée à des bottes, une chemise rentrée dans ladite culotte, un chapeau et des gants en cuir de chèvre. » Les médecins de la peste étaient également munis d'un bâton qui leur permettait de toucher les victimes, notamment pour leur indiquer les opérations potentielles à effectuer.
Le plus emblématique, pour les médecins de peste, était le masque allongé, surnommé bec de corbin, accompagné de lunettes, encore une invention de De Lorme :
« D'une dizaine de centimètres de long, en forme de bec, rempli d'herbes et de parfum et percé de seulement deux trous, un de chaque côté près des narines, suffisants pour respirer »
Ces herbes et parfums correspondaient souvent à la thériaque, un contrepoison connu depuis l’antiquité composé de plus de 55 herbes médicinales, de cannelle, de myrrhe, de miel… Les médecins de l’époque estimaient le masque suffisamment allongé pour laisser aux herbes le temps de purifier l'air inspiré par les deux petits trous, avant que celui-ci n'atteigne les narines et les poumons.
Avec le recul actuel, on comprend que, sans la science et la connaissances, leurs équipements ne permettaient pas une réelle protection contre la maladie. En effet, aujourd’hui, nous insistons sur l’importance d’avoir des masques conforment aux réglementations, c’est-à-dire qui empêchent les gouttelettes et bactéries de passer et sur l’importance, pour les soignants, de changer régulièrement d’équipement et de se laver les mains.

De nos jours, pour faire face à cette épidémie de la Covid-19, les moyens de protections ont, évidemment et heureusement, énormément évolué. Tout comme l’ensemble de nos connaissances des sciences. Ainsi, pour qu’un médecin entre en contact avec un porteur du virus ou pour réaliser un test de dépistage covid, le Ministère des solidarités et de la santé préconise un ensemble d’équipement de protections :
· Un masque de protection type FFP2 en vérifiant l’étanchéité au visage
· Une surblouse à usage unique et à manches longues
· Le port systématique de lunettes de protection
· Une protection complète de la chevelure (charlotte, calot couvrant…)
· Une paire de gants de protection à usage unique
Masque, lunettes de protection, tenue intégrale, les médecins du XVIIe siècle avaient déjà une bonne notion des méthodes de protection. C'est une chance qu'à notre époque la technologie et les sciences permettent à nos médecins d’aujourd’hui mais aussi à nous tous, grâce aux masques, d’utiliser un matériel de protection bien plus adapté, testé et perfectionné.



Commentaires